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KOUPELA

De nombreux rois se sont succédé sur Ie trône de Koupéla. mais de tous, c’est Naba Silga qui fit le plus parler de lui. Après avoir été reconnu comme Ie successeur de Naba Yelwègtirn, il organisa le royaume selon la hiérarchie en vigueur dans le Moogho. Il nomma toute une pléiade de ministres, chacun assumant une fonction précise : chefs d’état-major de l’armée, de l’arrière garde, des palefreniers, des devins, etc.

Historique de la ville

Koupéla a été fondé par Naba Yelwèeg-tïïm7 qui était un grand éleveur avant d’accéder au trône de Kourittenga. Ses bergers ont découvert une mare aux abords très verdoyants et propices à rélevage. Après des .cérémonies de sacrifices, à l’esprit de la mare représenté par la pierre blanchâtre qui la surplombait, Naba Yelwèeg-tîîm a décidé de s’installer à Koupèla qui devient ainsi la capitale du royaume de Kourittenga jusqu’à nos jours. Koupela est une déformation linguistique de koug-péela ou Kug-Peela. Koug-peela est un lieu sacré dont les sacrifices étaient faits par les Yaméogo. Il est situé au niveau de l’actuel marché central de la ville. Historiquement, il existait à cet endroit une mare très importante que surplombaient des affleurements rocheux granitiques de couleur blanchâtre appelés en langue nationale mooré Koug-péela.

Historique du peuplement

La région de Koupèla était dominée par Naba Guiguemdé (Lion en mooré) chef de Gorgo dont les descendants sont les Yaméogo et les Guiguemdé (rois de la brousse ou lions). Très belliqueux ils rançonnaient et pillaient les peuples autochtones que sont les kibdsi. Naba Kourita (porter le deuil du chef défunt c’est-à-dire être régent à la mort du chef) fils posthume de Naba Oubri de Ouagadougou qui vivait dans la cour royal de Boulsa ou sa mère avait été remariée fut sollicité par les Kibsi et les Nabda ramba après la période de deuil du chef de Tenkodogo qu’il venait d’assumer. Il a combattu et soumis les Guigemdé et les Yaméogo à leur tour. Il leur a laissé cependant les prérogatives de chefs de terre et de sacrificateurs. Il leur a concédé un fief à Tensobêntenga ou réside leur chef le Tênsoba. Kourita venait ainsi de fonder son royaume le Kourittenga. Kourita est mort et il a été enterré à Kourit-yaoghin. Son premier fils Naba Naaré (rassembler) rétablit la paix au sein de la famille et plaça ses fils à la tête des groupements conquis. Son successeur le Naba Geatê (veille sur ses frères) est allé s’installer à Toulgou qui a été pendant longtemps considéré comme la capitale jusqu’à ce que Naba Yelwèeg-tîîm se déplace pour fonder Koupèla.

La prospérité de Koupèla après la pénétration coloniale à partir de 1897, sous le règne du réformateur le Naba Zaaré connu sou le nom de Chef AJbert a attiré de nombreux étrangers de tous les horizons, pour faire de Koupèla aujourd’hui une ville Cosmopolite.

Epoque de création

La création de Koupèla remonte à une époque difficilement datable. Koupèla a été fondé par le 5*™* chef du Kourittenga. La pénétration coloniale s’est effectué sous le règne du \^me chef le Naba Tarzugu en 1890. A nos jours, règne le 23cmc chef le Naba Yemdé

Nom du fondateur

Koupèla a été fondé par le cinquième chef de Kourittenga le Naba Yelwèeg-tîîm (remède à l’événement malheureux). Yelwèeg-tîîm qui ne prétendait pas au trône a été désigné comme 5i’mL’ chef de Naba Ravvèndé après que le prince héritier le Nabiiga Boânga a perdu ses droits suite à une faute grave le condamnant a mort. Boânga a été épargne par son père le Naba Kawende de son visant et a pris le nom de Parkuda ou Pa-kuda qui signifie épargné Le second fils de Rawendé, I ancêtre des Kéelem qui était parti guerroyer sera ainsi écarté du trône.

Nom de famille du chef de terre

La fonction de chef de terre est réservée aux Yaméogo ou aux Guiguemdé Le chef de terre est le Koug-péle Naba ou sacrificateur de la pierre blanche sacrée II est choisi parmi les anciens, par un conseil de famille de la descendance du Tiibo Naba ou gardien des fétiches royaux. Les chefs de terre sont généralement de même origine ancestrale (Ziga) dans les villages ou règne un descendant de Naba Oubri de Ouagadougou. Dans d’autres villages, cette fonction est assurée par les SAWADOGO des Nyonyonsé également autochtones et réputés pour être maître du vent et de la pluie.

Ethnie autochtone

Les kibdsi ou Kibbilsi apparentés aux Dogon et les Nabda ramba seraient des peuplades autochtones de Koupèla. C’était un peuple dont les bévues étaient devenues légendaires. D’où l’appellation de Nabda ramba qui leur était attribuée. Certains Nabda ramba se rencontrent de nos jours à Tibin, à Péogtenga et dans le Nord Togo.

Mode de cession des terres

a - Les Procédures Toute demande de terre est faite au chef de Koupèla. Le demandeur se doit d’apporter de cadeaux divers au chef (argent dolo cola etc.). L’accord de donation est prononcé par le chef qui autorise le chef de terre à procédé à l’attribution de la parcelle convoitée.

b - Le Don C’est le mode de cession le moins usité La terre était donnée à qui voulait résider dans le village. Le don accorde le droit d’exploitation permanente au demandeur et à sa descendance, qui acquiescent ainsi un droit de propriété reconnu tacitement par tous. Cependant le don était soumis à certaines conditions :

• ne pas planter des arbres fruitiers et ne pas céder la terre à d’autres étrangers,

• respecter les coutumes du village et contribuer aux efforts collectifs en tant que membre de la
communauté villageoise,

• ne pas être convaincu d’adultère avec une femme du village.

c - L’Héritage : La terre est une propriété de la famille Ainsi, on y accède par le système de l’héritage qui vous confère également le droit de propriété

d - le Prêt On ne refuse pas la terre à celui qui veut la travailler Le prêt était systématiquement pratiqué afin de toujours garantir le droit du donateur sur la parcelle Par ce système, on assurait disponibilité de terres à sa descendance

Les mêmes interdits sont constatés à la donation de la terre.

e - Les Conflits Les conflits sont souvent dus au refus de reconnaître le système de cession de la terre après plusieurs générations. Avec le lotissement, l’attribution des parcelles s’est faite sur la base de demandes individuelles. Il a été très peu tenu compte du droit coutumier de propriété de la terre sous les efforts du chef réformateur le Naba Zâaré ou chef Albert ( 1903-1973).

Evolution du peuplement

a - Les Kibsi et les Nabda ramba peuplades autochtones de la région sont les premiers habitants de Koupèla. Ceux qui, n’ont pas pu supporter les razzias des Guiguemdé, se sont enfuis vers le Nord-Ouest du pays.

b - Les Yaméogo et Guiguemdé sont les premiers conquérants de Koupèla. Chefs de terre de la région de Ziga dans la zone de Ziniaré actuel province d’Oubritenga ils avaient pour chef le Naba Guiguemdé qui résidait à Gorgo sa capitale.

c - Naba Kourita fondateur du Kourittenga a eu une nombreuse descendance dont le Naba Yelwèeg-tîîm est le fondateur de la ville de Koupèla.

d - Dès lors que Koupèla a été la capitale définitive du royaume elle est devenue une ville cosmopolite ou l’on rencontre de nombreux patronymes issus de la lignée des différents chefs qui s’y sont succédé ou de leurs collaborateurs directs :

Naaré ou Naré descendant du 2t>me chef le Naba Naaré, Sandwidi ou Sâbse wiidi descendant du 4cmc fils de Naba Naaré, Woubda ou Oubda de la lignée du 7*"* fils de Naba Naaré, Puyâ ou Pouya de la ligné du Naba de Pouytenga vers 1870-90,

Kaboré ou Kabolle désigne tous ceux qui sont nés du vivant de leur aïeul, il n’avait pas d’idiome pour désigner larriere-petit fils,

Kéelem descendant du 2cine fils du 3"™’ chef le Naba Uuètè,

Les Yarsé, commerçants d’origine mandé, s« y sont installé au IS1 »™ siècle sous le règne du 4** chef le Naba Rawèndé, 1" fils de Naba Guêtê,

Silga et Tarpaga descendants du 6eme chef le Naba Silga Tarpaga qui a pratiqué une politique d’assimilation et de fusion de tous les groupes ethniques du moment par le mariage,

Béré descendant du chef de guerre. Les Béré sont d’origine diverse (affranchis et esclaves), qui sont devenus Béré ou guerriers,

. Vêbamba ou Vébamba de la famille des Pouéssé ou des devins

. Lônfo ou Lofo déformation de Lompo originaire du gourma qui sont des réfugiés politiques, . Damiba (si j’avais su) également des réfugiés, . Balma de la famille du Baloum Naba chef des pages, Youma ou Yougma de la descendance du Bin Naba chef des tambours royaux,

Nikiéma ou Nikéema (Homme résistant, fort) descendant d’un prince Boussanga réfugié chez le chef Youma.

. Zougmoré ou Zugmooré descendant du 9eme chef le Naba Zugmooré qui avait les cheveux roux,

. Nadembéga ou Nadembéega (extirper l’ivraie) descendant du chef Sigri qui a chassé le lOème chef le Naba Woubda qui avait usurpé le pouvoir,

e - Les Haoussa commerçants venus du Niger se sont installés vers la fin du 19e1™« ’ siècle (1890) à Koupèlasous le règne du 16* »* chef le Naba Kidba.

t - L’année 1898 à vu l’arrivée à Koupèla de la colonne du Lieutenant Voulet à la poursuite du Naba Wobgo de Ouagadougou et 1900 celle des premiers missionnaires blancs sous le règne du 18*"* chef le Naba Yiribi

g - Koupèla est restée une bourgade peu peuplée où les habitants avaient relégué l’agriculture au dernier plan Ils vivaient surtout de rapines et de razzias surtout en pays Bissa. La population de Koupèla est la résultante de la politique d’assimilation de Naba Silga.

h - L’évolution de la ville n"a véritablement commencé qu’à partir de 1929 avec l’avènement de Naba Zaaré qui a rétabli l’ordre et la sécurité. Il a entrepris de grandes réformes qui ont permis un développement rapide de Koupèla dont la prospérité deviendra célèbre dans tout le pays dans les années 1950.

LES ACTIVITES ECONOMIQUES

Les principales activités économiques des populations sont : l’Agriculture et l’Elevage qui occupe 80%, le commerce et l’artisanat 15% et les services 5O/o

- L’Agriculture et l’Elevage

- L. ’Agriculture

L’Agriculture occupe une très grande place dans les activités des populations, comme activité principale ou comme activité secondaire. Cependant avec Fexpansion du phénomène d’urbanisation le secteur agricole connaîtra une forte régression dans les années à venir. La commune de Koupèla et ses environs sont encadrés sur le plan agricole par les trois (3) unités d’encadrement agricoles qui sont : Donsin, Koupéla Centre, et Nakalbo. Les principales cultures vivrières actuellement produites sont : le Sorgho rouge, le Sorgho blanc, le mil, le maïs et le riz. Les cultures de rente sont : l’arachide, le niébé, le voandzou, le soja et le sésame. L’introduction de la culture attelée et la vulgarisation des fosses fumières et compostières ont permis d’augmenter le rendement de ces cultures ces dernières années. La production fruitière et de légumes a connu une légère hausse en raison de l’aménagement de certains barrages.

-L’Elevage

L’élevage constitue la deuxième activité économique de la population après l’agriculture. Il s’agit principalement de l’élevage de petits ruminants, de porcs et de la volaille. L’élevage du gros bétail (en l’occurrence, les bœufs et les ânes) prend de l’ampleur avec la vulgarisation de la traction animale introduite au niveau de l’agriculture. L’Elevage constitue la principale source de revenus et d’épargne pour la majeure partie des populations. Les types d’élevage sont rélevage extensif pratiqué par une grande partie de la population et l’élevage semi-intensif pratiqué par les groupements d’éleveurs et quelques individus avec la mise en place d’unités d’embouche bovine, porcine et ovine. Le bétail est soit abattu et consommé sur place ou exporté sur pied vers Ouagadougou ou l’extérieur du pays Ghana, Togo, Côte d’Ivoire. Cette exportation est difficilement saisissable par manque d’organisation.


L’Artisanat

Le secteur de l’Artisanat, très longtemps réservé à ceux qui gagnent difficilement leur vie (handicapés physiques, filles sans occupation), prend peu à peu de l’importance : en témoignent l’existence d’infrastructures créées à cet effet, le nombre croissant d’artisans et la gamme de produits artisanaux sur le marché.

Les différents types d’artisanat qui existent sont : l’artisanat de production, l’artisanat d’art et l’artisanat de service. L’Artisanat de production de bien d’usage courant prédomine dans la commune. Il s’agit surtout de la production d’outillages agricoles, de nattes, de paniers, de sacs à main, de* soudure, de menuiseries, de poteries etc.. L’Artisanat de service est aussi développé avec la présence autour du marché central des mécaniciens, d’électriciens, de garagistes, des tailleurs. L’Artisanat d’art est très peu développé. On rencontre seulement des peintres et quelques bijoutiers.

La Poste

La ville dispose d’un bureau de poste de plein exercice chargé de la collecte, le transport et la distribution du courrier ,t du transfert des sommes d’argent (mandat) et de la gestion de la CNE.

Le bureau de poste dispose de 187 boites postales disponibles dont 125 boites mises en location. Il existe également un autre mode de transmission du courrier, il s’agit du Burkina Exprès Poste Internationale (BEPI), chargé de la transmission rapide du courrier. En 1997, le bureau a émis 5400 mandats et payé 3600 autres. Les mandats payés viennent généralement de Fada, Tenkodogo. Ouaga. Bobo, Kaya, pour le régime intérieur et du Gabon, de l’Italie, de la France, du Niger, de la Côte d’Ivoire pour le régime extérieur.

• Les Média

La commune dispose egalement d’une station privée de Radio FM. (Radio Maria) qui diffuse les émissions religieuses Catholiques et quelques nouvelles locales.

Les populations de Koupèla et environnantes reçoivent les émissions de la télévision nationale au moyen d’un émetteur de 500 W pouvant couvrir toutes les localités situées dans un rayon de 60 Km.. Au niveau de la presse écrite, aucun journal n’y est édité. La population reçoit les différents quotidiens et autres périodiques de Ouagadougou. L’Agence d’Information du Burkina (AIB), est représentée par un correspondant provincial qui envoie les nouvelles provinciales sur les antennes de la Radio Nationale.

- Le Commerce

Le secteur du commerce est bien développé dans la commune de Koupèla Ceci pourrait être lié à sa situation géographique et aussi à sa proximité avec la ville de Pouytenga renommée sur le plan national et international pour ses activités commerciales. En effet, la ville est située au carrefour des routes internationales R.N. 04 Ouagadougou frontière du Niger et la R.N. 16 Koupèla frontière du Togo qui est une porte sur le port de Lomé facilitant ainsi les échanges avec le Togo et éventuellement le Ghana et le Bénin. Le commerce intéresse plusieurs domaines : Pimport-export, le commerce général, l’hôtellerie etc.. Les principaux produits commercialisés sont : les produits alimentaires, les matériaux de construction, les carburants et lubrifiants, les transports, les tissus, les colas, les produits animaux, les friperies etc.. Le commerce informel est aussi bien développé dans la ville mais reste inorganisé et difficilement saisissable malgré les efforts faits par les services des impôts dans ce domaine. Il apporte un revenu substantiel aux ménages. Le secteur informel est nettement dominé par les vendeurs ambulants d’articles divers, les mécaniciens d’engins, les soudeurs, les menuisiers, les dépanneurs d’appareils électroménagers, les grilleurs de viande etc.. Beaucoup d’autres activités commerciales sont pratiquées par les femmes. Il s’agit de la restauration, de la préparation et la vente du dolo très apprécié par la population de Koupèla, de la friture du poisson, de l’huile et des tourteaux d’arachides, des fruits divers (citron, orange, bananes etc.). On assiste tant dans la commune qu’à l’intérieur de la province à un développement de la fraude. Les principaux produits de contrebande sont : le sucre, la pâte de tomate, les cigarettes, les piles, le pneumatique, les produits viennent surtout des pays voisins comme le Togo, le Ghana et aussi du Nigeria. La commune dispose d’un grand marché dont la périodicité est de trois (3) jours. Ses heures de pointe se situent entre 12h et 15h. Il est animé par des vendeurs et des acheteurs venus de la commune, des villages environnants, des autres provinces voisines. Les produits dominants sur la place du marché sont :

les céréales, les condiments, les plats et autres ustensiles de cuisine,

• les friperies, les tissus et autres effets d’habillement,

• la quincaillerie et autres articles divers.

ASSALNISSEMENT Généralités

L’Assainissement se rapporte aux Sanitaires ( W-C, latrines, douche) à l’évacuation des eaux usées et à celle des ordures ménagères ainsi qu’à l’eau de boisson. Une habitation qui manque un système

d’évacuation des déchets (ordures, eaux usées, matière ? recales etc ) est insalubre et est source de propagation de nombreuses maladies

On constate dans la ville une absence de la notion d assainissement et une insufTisance d’infrastructure en la matière Le principal mode d’évacuation des ordures ménagères, est le tas d’immondices qu’on rencontre devant chaque concession tout au long des rues Quant aux eaux usées la presque totalité des ménages les évacuent dans la cour ou dans la rue. En ce qui concerne les eaux usées des douches, elles sont pour la plupart des ménages, directement déversées dans la rue par un trou percé dans le mur. La ville ne dispose pas de caniveaux pour l’évacuation des eaux de pluie.

Avec le développement, la ville connaît à présent un petit changement quant au mode de collecte et de ramassage des ordures ménagères. Il existe une Association dénommée NEER-WAYA qui s’occupe de la collecte et du ramassage des ordures mais son activité est encore très sommaire. Elle dispose comme matériels des bacs qu’elle dépose devant les concession des abonnées, des charrettes et un tracteur pour le vidange des bacs, des râteaux et des pelles

L’abonnement est de 500 F par mois. A présent une centaine de personnes bénéficient des services de cette association soit une couverture de 2.7%.

Au niveau du marché central, il existe 3 dépotoirs maçonnés, vidés de temps en temps par les marchands eux-mêmes. Quant à l’évacuation des eaux usées et des eaux de pluie au niveau du marché la situation est plus préoccupante par manque de caniveaux Si bien qu’à une certaine période de l’année l’eau stagne partout dans le marché dégageant ainsi des odeurs nauséabondes

L’Hôpital connaît les mêmes problèmes d’assainissement, maigre les différents efforts faits dans ce domaine (construction d’un nouvel incinérateur).

Il n’existe pas dans la commune un service de vidange de fosses septiques et de latnnes Ce travail est fait par des particuliers. Les déchets sont jetés généralement hors de la commune

-Projet

Un projet d’assainissement et de tracé des voies dans la \ille estime à un coût total de 1.3 milliard de francs CFA est à la phase de recherche de financement.

-CULTURE ET LOISIR

Les activités sportives, récréatives et culturelles connaissent une situation stagnante par manque d’initiative d’encadrement et d’appui financier.

La commune ne dispose ni de troupes théâtrales ni de troupes de danses. Seul le sport connaît un développement sensible avec la formation d’équipes sportives dans le domaine du football, cyclisme, volley-ball et Basket-bal 1

II existe des équipements culturels et sportifs qui demandent à être viabilisés et/ou dynamisés. Il s’agit :

• du Centre de Lecture et d’Animations Culturelles (CLAC)

• du Centre Populaire des Loisirs (CPL)

• de la Salle de Cinéma

• du Terrain de Sport Municipal au Secteur 2

• du Plateau Omnisports au secteur 5

• des cinq (5) terrains de sport des 5 secteurs

Autres structures socio-culturelles existant dans la commune

• Une Cathédrale Catholique

• Un Temple Protestant

• Une mosquée

• Des lieux Sacrés

• Des Cimetières

- L’HABITAT

- Les besoins en lotissement

La ville de Koupèla a été lotie pour la première fois en 1965 et 1762 parcelles ont été dégagées.

Compte tenu de l’évolution rapide de la population et des infrastructures de service un deuxième

lotissement a été réalisé en 1993 dégageant ainsi 1917 parcelles dont 683 au secteur N°l et 1234 au

secteur N°3. Un lotissement complémentaire dans le secteur N°l a eu lieu en 1996 et a dégagé plus de 300 parcelles en vu de résoudre les litiges engendrés par les attributions antérieures.

Selon les autorités communales, un autre lotissement est en vue où Ton compte dégager près de 4000 parcelles. Ce lotissement touchera les secteurs N°2, 3,4,5 pour un coût total de cinquante et trois (53) millions de F CFA.

Les résultats provisoires du recensement démographique ont estimé la population communale à 17 230 habitants repartis dans 3258 ménages. Cela donne après le lotissement de 1996, 3979 parcelles pour 3258 ménages soit un peu plus d’une parcelle par ménage.

En principe après la réalisation effective du prochain lotissement, il ne devrait plus se poser de problème de partiellement de la commune dans les vingt prochaines années

- Les besoins en logements

L’insuffisance de logement se fait de plus en plus sentir dans la commune avec l’affluence des immigrants venus des pays voisins (Niger, Togo, Ghana) avec l’affectation de travailleurs de l’Etat et l’inscription des élèves dans les établissements secondaires venus des départements et des provinces voisines.

Le problème de logement se sent également au niveau des autochtones où l’on trouve plusieurs ménages dans la même cour (parcelle).

Pour palier au problème de logement, un début de solution a été trouvé par la construction de quatre (4) cités dans les secteurs 1,3,4 et 5 soit au total 24 logements.

Ces logements sont de types F3 et F4 et sont occupés par les fonctionnaires.

Avec les différents lotissements en cours, on prévoit amoindrir le problème de logements dans la ville.

- Le type d’habitat

Dans la commune l’habitat est diversifié et change selon que la zone est lotie ou non

Les constructions en matériaux définitifs se rencontrent dans les zones récemment loties et sont habitées généralement par les fonctionnaires et autres personnes aisées. Ces bâtiments sont en parpaings avec une toiture en tôles. Ils sont le plus souvent de type F2, F3, F4 avec une prédominance

de type F3 Dans les zones non encore loties, on rencontre l’habitat de type traditionnel ou le banco et la paille constituent les matériaux les plus utilisés. Il s’agit notamment des habitations de forme circulaire avec une toiture conique en paille. Les murs sont faits avec des briques en banco. Ce type d’habitation se rencontre dans tous les secteurs, dans les zones non loties.

Le troisième type d’habitations est la maison en banco avec le toit en tôles ondulées construite et/ou habitée par des ménages à revenus moyens. Elles se rencontrent aussi bien dans les zones anciennement loties que dans les zones nouvellement loties.

La tendance aujourd’hui est de plus en plus la construction de maison en dur avec le toit en tôle. On assiste un peu partout dans les secteurs nouvellement lotis à une relance des constructions de type moderne.

- Source d’énergie culinaire et mode d’éclairage

Energie culinaire

Le bois et le charbon de bois constituent les principales sources d’énergie pour la cuisine. Cet état de fait conjugué avec le surpâturage et les effets de la sécheresse ont favorisé la dégradation du couvert végétal autour de la ville.

Les foyers d’approvisionnement en bois deviennent de plus en plus éloignés entraînant du même coup un déboisement à grandes échelles avec l’augmentation de la population.

Cette situation a conduit le gouvernement a vulgarisé le gaz domestique. Mais le faible revenu de la majorité des ménages ne permet pas d’acquérir les accessoires (bouteille, réchaud, cuisinière), ce qui est un handicap à son utilisation.

Le foyer amélioré en tant qu’instrument d’économie de la consommation du bois de chauffe a également été vulgarisé. Cela a l’avantage d’être plus accessible par les populations. La sensibilisation à l’utilisation du foyer doit être poursuivie et intensifiée parce que la proportion de ménage l’employant reste toujours très faible.

  • Mode d’éclairage

Le pétrole est la principale source d’énergie pour alimenter les lampes pour l’éclairage domestique 11 est utilise par 80% des ménages [/Electricité est le second mode d’éclairage des ménages. Installée

depuis 1986, la SONABEI. produit 887 800 Kwh et 817807 Kwh sont consommés par an par les 839 abonnés privés et les services publics.. Beaucoup de ménages ne peuvent s’abonner à cause du prix encore très élevé du branchement et du Kwh. Une infirme partie des ménages utilisent la torche a pile et la bougie pour s’éclairer Les plus démunies utilisent encore la paille et le bois.

- Le principal mode d’approvisionnement en eau

La disponibilité en eau potable est un facteur très important dans l’étude de l’habitat. La relation entre l’eau et la Santé est bien connue. Les maladies transmissibles comme le paludisme, le choléra, les maladies diarrhéiques et intestinales sont directement ou indirectement véhiculées par l’eau.

A Koupèla le principal mode d’approvisionnement en eau est la borne fontaine et le forage.

En effet, l’ONEA a produit 174.013 M3 d’eau en 1997 avec 24 bornes fontaines réparties à travers la ville et 311 branchements dans les ménages.

Une partie de la population s’approvisionne toujours dans les barrages d’Yitenga et les retenues d’eau de Gorbokin, Tambella I et II.

- Le principal type d’aisance

Les matières fécales non évacuées convenablement sont source de maladies. Elles attirent les mouches et autres insectes qui contaminent les aliments et l’eau d’où leur importance dans l’étude de l’habitat.

Il existe dans la commune deux modes d’évacuation des aisances : les latrines et la nature.

Les latrines ordinaires sont dominantes dans les zones loties où il existe une forte concentration d’e population.

Dans les zones périphériques, la majorité de la population fait leur besoin dans la nature. Il existe au centre - ville deux latrines publiques construites par la Mairie. Ces latrines sont gérées par un comité d’assainissement.

5. DIAGNOSTIC

5.1 - LES CONTRAINTES

5.1.1 - Contraintes d’ordre physique

Le climat de la région connaît des mutations rendant la pluviométrie îrrégulière et des récoltes aléatoires. Dans le même temps la commune subit les effets de la baisse de la production agricole liée à la dégradation des sols. Il est à craindre une baisse de la ressource eau liée à la baisse de la pluviométrie et au phénomène d’urbanisation rapide qui s’accompagne d’accroissement incontrôlé de la population et partant des besoins en eau. Les nombreux affleurements granitiques présentent des difficultés quant à l’organisation spatiale de la ville.

Avec la position de carrefour de la ville, le prix à payer par les citadins est le bruit très inconfortable du trafic routier et le risque de propagation des maladies sexuellement transmissibles et du sida.

- Contraintes d’ordre économique

- Agriculture et élevage

Insuffisance de bas fonds aménagés

Insuffisance de pluies

Insuffisance de points d’eau

Absence d’aménagements paysagers

Système de restauration des sols encore élémentaire

Inexistence de zone d’élevage (nuisance, risque d’accident)

Inorganisation du marché et du circuit de commercialisation du bétail

5.1.2.2 - - Commerce, Industrie et Transport
Inorganisation du secteur informel

Existence de plusieurs produits de contre bande

Manque d’unité industrielle pour valoriser les productions locales

Inorganisation du secteur du transport et manque d’infrastructures adéquates

5.1.3 - Contraintes d’ordre socioculturelle Absence de sites touristiques aménagés

Manque de troupes artistiques

LES POTENTIALITES

Potentialités d’ordre physique

La disponibilité en eau permet d’assurer une alimentation saine ies populations par l’adduction d’eau deTONEA.

Un des avantages certains est la situation géographique de la ville à un carrefour de grande importance pour la Sous - Région. Cette localisation favorise le développement de l’activité hôtelière et la restauration. Les nombreux affleurements granitiques peuvent constituer des ressources touristiques s’ils sont mis en valeur par les artistes sculpteurs et les aménagistes.

Potentialités d’ordre économique

Agriculture et élevage

Existence de bas-fonds aménageables d’une superficie totale de 83 HA

Développement de l’embouche bovine et porcine

Commerce et transport

Développement du commerce et du trafic routier de par la situation géographique de la ville

Potentialités d’ordre socioculturelle

Existence de plusieurs sites touristiques aménageables

ACTIONS A ENTREPRENDRE

• Création d’une brigade communale de ramassage des ordures et de vidange des fosses
septiques

• Traçage de caniveaux pour l’évacuation des.eaux usées et de pluies

• Construction de toilettes publiques

• Aménagement des bas-fonds pour des cultures pénurbaines (maraîchage)

• Aménagement d’espaces verts

• Aménagement de sites touristiques

• Organisation du commerce et du trafic routier par la construction du marché et de Tautogare

• Création de troupes artistiques dans les domaines de la danse du théâtre etc.


3 Commentaires

  • Dite moi comment est venue la famille malgoubri qui a pour village du nom dagamtenga dont leur territoire se limite au peage actual de tienkodogo un village qui a vraiment un territoire très vaste avec le development actuel cette village est en conflit avec beaucoup de village qui étais sous sa Gouverne dans le kouritenga


  • Bon document d’histoire pour les nouvelles générations. C’est important parce que cela nous permet nous jeunes de savoir la généalogie et la chronologie des événements. Cependant certains noms de famille ne sont pas dans le document : DAMBRE, PILABRE, OUBDA. Quelles places dans la description des lignées ? Rôles de chefferie ou de résistance à la domination coloniale ?


  • Merci pour cette lourd réalisation pour nos génération avenirs.un bon travail.

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