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Les 5 bonnes raisons pour visiter le Burkina Faso et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest

Aujourd’hui, classé quatrième destination touristique de l’Afrique occidentale, le tourisme
burkinabè a franchi les frontières internationales. Membre de l’OMT, le pays compte un site classé dans les rangs des pays hébergeant des sites d’une valeur universelle exceptionnelle. Il s’agit des ruines de Loropéni, classées patrimoine mondiale de l’Unesco.

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ruines de Loropéni
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ruines de Loropéni

1. Parce que vous serez parfois le seul touriste du coin !

Ou presque… Même dans les sites d’exception du Burkina Faso (Banfora et les pics de Sindou, le centre ville et la mosquée de Bobo-Dioulasso, la dune orange d’Oursi, le marché de Gorom-Gorom, ou celui de Markoye), vous pourrez vous retrouver être le seul « nassara », « toubabou », « blanc » du coin ! En tout cas, ce qui est sûr, c’est que vous n’en croiserez pas beaucoup. Et c’est reposant.

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Sur la dune d’Oursi dans le Nord du Burkina Faso

Les raisons ?

Certains avancent qu’il n’y a rien à y voir au Burkina Faso, ce que je réfute. Il suffit d’ouvrir les yeux !

Le prix du visa (75 euro pour 3 mois, c’est cher), et puis peut-être aussi pas mal de préjugés sur l’Afrique concernant la sécurité.

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Les pics de Sindou
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Les pics de Sindou

2. Parce qu’il y a les Burkinabés.

Le tourisme n’est pas très développé, et vous croiserez beaucoup de gens, même en ville, qui viendront vous parler, vous accueillir, vous souhaiter « bonne arrivée ». Les burkinabés sont réputés pour leur culture de l’accueil, après avoir passé bientôt 10 mois ici, je confirme. N’ayez pas de scrupules à prendre un guide si vous sortez de Ouagadougou (ce n’est pas nécessaire dans cette capitale). Ne prenez pas non plus le premier venu, vous pouvez me demander directement, ou passer par les forums Lonely Planet ou Routard. Un bon guide vous permettra de faire plein de choses : discuter avec les villageois (la plupart ne parlent pas français), éviter de traverser un lieu sacré (bon, c’est valable surtout en pays dogon) et de se retrouver entouré de villageois mécontents et armés de machettes (histoire vraie de nos couchsurfers bulgares, rassurez-vous, ce n’était que de l’intimidation…Mais, on ne joue pas avec le Sacré, ici !)

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Un petit garçon berger peul vers Dori

3. Pour les soirées africaines en ville

Il faut aller dans les maquis pour danser sur du coupé-décalé. Le coupé-décalé est un genre ivoirien très rythmé qui a un énorme succès et sans oublie la musique traditionnel burkinabé qui est elle joue dans les boites de nuit. On s’assied autour de la piste de danse (attention, c’est bruyant, et souvent les enceintes grésillent, donc on peut s’en éloigner aussi !), on commande sa Brakina (ou Sob.bra) si on aime la bière ou une « sucrerie » (fanta, coca, sprite), éventuellement un poulet braisé… Et puis vous regardez, les gens se parler et partir dans de grands éclats de rire, les hommes et les femmes danser. Il n’y a rien d’autre à faire ? Tant mieux. Vous êtes juste en Afrique.

4. Pour les soirées africaines en brousse

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le soleil se couche au pays des dogons (Mali)

Vous vous demandez comment il est possible aujourd’hui de vivre sans eau courante et sans électricité ? Eh bien, rendez-vous au Burkina Faso. Beaucoup de villages de brousse (savane) ne sont pas encore équipés. Vous y verrez les étoiles comme jamais, et vous goûterez au silence de la brousse, entrecoupé parfois des bêlements des moutons, ou du braiement de l’âne… Vous n’oublierez pas non plus que si c’est bien agréable pour vous, la population subit cette situation tous les jours, qu’elle est à l’origine, entre autres de problèmes de malnutrition (l’eau de puits est à l’origine de beaucoup de maladies). 300 millions d’Africains vivent sans accès à une eau saine (soit la moitié de la population du continent)

5. L’occasion de découvrir le tourisme solidaire

Voyager en Afrique, c’est aussi participer un peu à son développement. Une occasion de faire du tourisme moins « égoïste ». Pour visiter un village, vous aurez à payer une « taxe de tourisme ». Quand elle est bien employée par le chef du village, elle peut servir à développer des projets pour aider les habitants à mieux vivre : équiper le village d’une pompe à eau, installer une école, un dispensaire… Pour cela, choisissez bien votre guide, et assurez-vous que l’argent qu’il vous a demandé pour cette taxe est bien reversé. Beaucoup de touristes qui ont visité des villages, sont repartis en France et ont crée une association pour aider les villageois.

Enfin, il y a aussi des villages d’éco-tourisme ou de tourisme solidaire.

Marjorie Madeo


1 Commentaires

  • Je suis FAN du FASO ! Ses habitants sont accueillants et joyeux ! Beaucoup de leçons à recevoir pour nous européens nantis qui avons une tête de 100 pieds de long !
    Ce pays vaut la peine d’être visité : LOROPENI pour les historiens des cultures, LES CASCADES de BANFORA et LES PICS DE SINDOU pour les géographes et amoureux de paysages, La dune et la mare d’OURSI pour ceux qui aiment le désert ou pour les ornithologues....Le lac de TINGRELA, le parc du NAZINGA pour ceux qui aiment voir des animaux sauvages en pleine nature....
    Tant et Tant de belles personnes et de beaux sites à découvrir.

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